Archive pour la catégorie ‘Théâtre’

Eugène Onéguine au GTG / octobre 2014 /

jeudi 23 octobre 2014

« J’ai écrit cet opéra parce qu’un beau jour j’ai éprouvé le besoin irrésistible de mettre en musique tout ce qui s’y prêtait dans Onéguine » P.I. Tchaïkovski 1878

Vous connaissez tous la musique de Tchaïkovski mais est-ce que vous avez lu quelque chose de Pouchkine?
En « Eugène Onéguine », opéra de Tchaïkovski d’après le roman en vers d’Alexandre Pouchkine les deux grands maitres russes se rencontrent pour nous en musique et poésie.
« Eugène Onéguine », je le connaissais par cœur. C’était facile à apprendre parce que les poèmes de Pouchkine sont très mélodiques. Beaucoup de ses œuvres étaient mises en musique.
Et voilà que notre Grand Théâtre de Genève nous a fait un bon cadeau: la reprise de la production du Metropolitan Opéra de New York et c’est une très bonne reprise.
Nous sommes allés au spectacle ce dimanche 19 octobre.
Normalement je critique beaucoup mais cette fois j’ai tout pardonné: le décor qui était pauvre comme d’habitude, les costumes aussi. Mais les jeunes artistes chantaient si bien qu’on oubliait tout cela. Le jeux de lumière cachait bien les imperfections.
J’étais au point de pleurer plusieurs fois, tellement ils ont chanté bien. Edgaras Montvidas /Lenski / et Stefania Toczyska /Filippievna / m’ont touché par leurs belles voix et magnifique interprétation plus que les autres.
Vraiment une belle production avec beaucoup de danse en plus ce qui a rendu cet opéra très dynamique. Presque trois heures du spectacle, je ne les ai pas senties du tout.

Quelques citations du roman:
« Et peu à peu ma Tatiana commence à comprendre plus clairement maintenant, Dieu merci, celui auquel elle vouait ses soupirs par ordre du souverain destin : un original mélancolique et dangereux, création de l’enfer ou du ciel ? Cet ange, ce démon orgueilleux, qui est-il ? Ne serait-il qu’un pâle reflet, un imitateur des phantasmes d’autrui, ou encore un Moscovite drapé en Childe Harolde ? Un lexique bourré de vocables à la mode ? ne serait-il qu’un méprisable fantôme, une parodie ? »

 » L’amour s’impose à tous les âges,
Mais il n’est bon dans sa fureur,
Comme aux prairies de mai l’orage,
Qu’aux jeunes âmes de candeur :
Ses brusques pluies les rafraichissent,
Les renouvellent, les mûrissent,
Et la puissante vie produit
De douces fleurs, de riches fruits. »

Scènes lyriques en trois actes de Piotr Ilitch Tchaïkovski.
Livret du compositeur et de Constantin Chilovski, d’après le roman en vers d’Alexandre Pouchkine.
Créé le 29 mars 1879 à Moscou, au Théâtre Maly.

Reprise de la production du Metropolitan Opera de New York

Direction musicale : Michail Jurowski
Mise en scène : Robert Carsen

Avec Doris Lamprecht, Maija Kovalevska, Irina Shishkova, Stefania Toczyska, Michael Nagy, Edgaras Montvidas, Vitalij Kowaljow, Raúl Giménez, Michel de Souza, Harry Draganov, Iwo van Neumann, le Chœur du Grand Théâtre de Genève et l’Orchestre de la Suisse Romande.
Réalisation : GTG

Bonne et heureuse année 2014!

lundi 30 décembre 2013

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Chers amis!
Tout d’abord, à l’aube du Nouvel An, acceptez de tout mon cœur les vœux les plus chaleureux pour une année exceptionnelle!
Que les Fêtes soient riches de joie et de gaieté, que la nouvelle année déborde de bonheur et de prospérité et que tous les vœux deviennent réalité! Mais surtout je vous souhaite beaucoup de santé!
Que la joie et la magie de ces Fêtes soient avec vous tous les jours de l’Année nouvelle!

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Le Grand Théâtre de Genève a une très belle tradition. Il offre à son publique un spectacle toujours très joyeux pendant la période de fêtes de la fin d’année.
Cette tradition est devenue la notre aussi. Nous allons chaque fois voir ce spectacle « festif ».
Cette année c’est « La Chauve-souris », opérette en 3 actes de Johann Strauss fils (1825-1899) que nous avons vu samedi 28 décembre.
« Pétillante de polkas et de champagne, la mise en scène de Stephen Lawless de La Chauve-Souris, qui avait enchanté le public genevois en 2008, sera, cette fois-ci, proposée en version française. Aucune opérette de Johann Strauss fils, roi de la valse viennoise et père du Beau Danube bleu, ne met plus en valeur son riant génie que La Chauve-Souris avec ses airs adorables et son comique impayable ». En 2008 nous n’avons pas vu l’opérette. On a eu un empêchement, alors cette fois c’était avec encore plus de plaisir que nous avons savouré ce spectacle « éclatante de gaieté ».
Si jamais vous avez une occasion n’hésitez pas et allez voir l’opérette car seulement la musique le mérite.

J’ai sélectionné deux vidéos. La première vidéo c’est la description du spectacle. La deuxième contient quelques scènes du spectacle.

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Voici quelques photos que j’ai réussi à réaliser avec mon très modeste camera.

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Dimitri, célèbre clown suisse, a participé au spectacle.

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Bonne et heureuse année à tous!

Le Comte Ory /Grand Théâtre de Genève 29 décembre 2011/

vendredi 17 février 2012

Molière a dit que «le théâtre n’est fait que pour être vu». Alors, on y va.

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« Le Comte Ory » 29.12.11 Grand Théâtre de Genève

Cette fois on est allé regarder l’opéra-comique de Gioacchino Rossini «Le Comte Ory». /photos/
Vous connaissez tous son «Barbier de Séville» où on aime tout, le sujet et la musique.

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« Le Comte Ory » 29.12.11 Grand Théâtre de Genève

«Le Comte Ory» est l’avant-dernier opéra de Rossini. Au total il en a créé trente-sept!
Hector Berlioz le place au même niveau avec Nozze di Figaro. Il a écrit, «Le Comte Ory, est sans aucun doute une des meilleurs partitions de Rossini. En aucun de ses opéras, excepté Le Barbier, il n’a donné aussi libre cours à sa veine brillante et à sa légèreté. Le nombre de passages de cet opéra qui sont manqués ( ou du moins critiquables ) est vraiment limité.»

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J’ai écouté cet opéra pour la première fois le 29 décembre 2011 au Grand Théâtre de Genève.

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 » Et nous bravons dans notre asile les entreprises des méchants »

J’ai lu beaucoup de critiques qui étaient toutes négatives.
On a même dit que c’était tout simplement un ratage.

Je ne le pense pas. L’orchestre de la Suisse Romande très professionnel, la belle musique de Rossini, le cœur de l’opéra de Genève chantant toujours très bien /vidéo/, Monica Bacelli en Isolier et le Raimbaud de Jean-François Lapointe, tout était parfait à mon avis. J’ai beaucoup apprécié les costumes et le décor présenté en forme de livre ancien qu’on tourne une page après l’autre. C’était très joli. Nous avons quitté le théâtre de très bonne humeur, c’est l’essentiel.

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Le problème est que le sujet est très difficile à rendre drôle et sans vulgarité.
«Devant un sujet aussi lourdaud, il faut redoubler de délicatesse, d’ellipses, de clins d’œil, afin de faire le lien avec une musique presque toujours exquise», écrit Le Figaro.
Lisez cette chanson picarde «Le Comte Ory et les nonnes de Farmoutier» et vous allez tout comprendre.

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Toutes les photos de cette note sont réalisées par mon fils Vitaly. Cliquer sur la photo pour agrandir.

Comédie française

vendredi 20 mai 2011

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photo faite par mon fils

« La Comédie-Française, ou Théâtre-Français, a été fondée en 1680 et se trouve depuis 1799 au cœur du Palais-Royal dans le 1er arrondissement de Paris. C’est le seul théâtre d’État en France disposant d’une troupe permanente de comédiens, la Troupe des Comédiens français. Le dramaturge le plus connu attaché dont le nom est resté étroitement associé à la Comédie-Française est Molière. Il est considéré comme le patron des comédiens français. Il était pourtant mort depuis sept ans quand est née la « maison de Molière ». » / Wikipedia/

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photo faite par mon fils / place Colette /

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Antoine Blanchard

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Edouard Léon Cortes

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une œuvre d’art contemporain du plasticien français Jean-Michel Othoniel
Le kiosque des noctambules : Bouche de la station de métro Palais Royal – Musée du Louvre, sur la place Colette, face à la Comédie française
/ image Wikipedia /

C’est un petit compte-rendu de notre visite à la Comédie française pendant notre voyage à Paris ce février 2011.

A la place de cette jolie fontaine que vous voyez sur les peintures d’Antoine Blanchard et Edouard Léon Cortes se trouve maintenant une entrée de Métro.
Bien que c’est une œuvre d’art, elle ne m’a pas impressionnée du tout. Ma première réflexion en voyant ces ampoules multicolores était: «  Nous sommes déjà mi-février, il serait temps d’enlever ce décor de Noël… ». Ni mon mari, ni mon fils n’ont rien remarqué. Pourtant mon mari a beaucoup de goût. Mon fils qui prenait des photos partout n’en a pas fait une seule de ce chef-d’œuvre…
Peut-être aussi que la journée était sombre et ces boules géantes étaient sales à cause de la pollution… La prochaine fois je vais étudier chaque détail de cette création!
Bref, je préfère la fontaine et les colliers en verre Murano de cet artiste, mais comme on dit «  de gustibus non est disputandum ». Peut-être que cette entrée de Métro plait aux autres.
Nous n’avons pas réussi à avoir une excursion guidée de la Comédie. Il paraît qu’il faut s’inscrire à l’avance.
Le soir nous sommes allés voir « Le tramway nommé désir » et on nous a interdit de prendre des photos non seulement dans la salle mais aussi dans les couloirs. Tandis que à l’opéra Garnier tout est permis. Allez comprendre pourquoi…
Les artistes jouaient tellement bien que je ne voyais que leurs efforts et le sujet de la pièce ne m’a pas du tout touché…
Alors j’espère que l’année prochaine j’aurais plus de chance avec la Comédie française.

Valéry Guerguiev et Olga Borodina à Genève

mardi 1 février 2011

A la tête du théâtre Mariinski depuis 1988, à Saint-Pétersbourg, le chef d’orchestre et tsar de la musique russe, Valéry Guerguiev et son mythique orchestre, ainsi que la célèbre mezzo-soprano russe Olga Borodina, étaient au Grand Théâtre de Genève ce lundi 31 janvier 2011.
Aujourd’hui je partage avec vous mes émotions, mon voyage vers le sublime, vers le bonheur à l’état pur, parce que j’ai eu la chance de passer une soirée inoubliable avec ces artistes exceptionnels.
Valéry Guerguiev, phénomène et génie à la fois, cet homme-orchestre est « artiste du peuple de Russie (1996), artiste du peuple d’Ukraine (2003), artiste du peuple d’Ossétie du nord, citoyen d’honneur de Saint-Pétersbourg (2007), de Lyon, de Toulouse » et de bien d’autre villes à travers le monde.
« Officier de la Légion d’honneur en France, il est aussi titulaire de nombreuses décorations de son pays et de l’étranger (Allemagne, Arménie, Espagne, Finlande, Japon, Kirghizie, Pays-Bas, etc.) » Wikipedia
Au programme, de la grande musique russe, dont la 4e Symphonie de Tchaïkovski, décorée d’airs d’opéra chantés par la grande mezzo-soprano Olga Borodina. Il suffit de dire qu’elle a chanté avec Placido Domingo dans « Samson et Dalila. »  Dalila a fait succomber Samson, Olga Borodina nous séduit avec sa voix de velours, chaude et ambrée.

Ici vous pouvez voir et écouter un extrait de l’opéra « Samson et Dalila » avec Placido Domingo et Olga Borodina.

Valéry Guerguiev dirige l’orchestre symphonique de Londres